Résolution Européenne A4-0005/99
Résolution sur l'environnement, la sécurité et la
politique étrangère
Le Parlement européen,
- vu la proposition de résolution déposée
par Mme Rehn sur l'utilisation potentielle des
ressources à caractère militaire pour les stratégies
environnementales (B4-0551/95),
- vu l'étude des Nations unies "Charting
potential uses of resources allocated to military activities for civilian
endeavours to protect the environment", (UN A-46/364, 17 septembre 1991),
- vu sa résolution du 29 juin 1995 sur "les
mines terrestres antipersonnel: un obstacle meurtrier au développement"(1),
- vu ses résolutions précédentes
sur la non-prolifération des armes nucléaires et les essais
nucléaires et sur le rapport de la commission de Canberra d'août
1996 concernant l'abolition des armes nucléaires,
- vu la décision unanime de la Cour internationale
de
justice concernant l'obligation qui incombe aux États nucléaires
de conclure un accord sur l'interdiction des armes nucléaires (avis
consultatif nº 96/22 du 8 juillet 1996),
- vu son avis du 19 avril 1996 sur la proposition
de décision du Conseil instituant un programme d'action communautaire
en faveur de la protection civile (COM(95) 0155 - C4-0221/95 - 95/0098)
(CNS) (2),
- vu ses résolutions précédentes
sur les armes chimiques,
- vu les résultats des conférences
des Nations unies de Kyoto en 1997 et de Rio de Janeiro en 1992,
- vu l'audition sur le projet HAARP
et les armes non létales convoquée
à Bruxelles, le 5 février 1998, par la sous-commission "sécurité
et désarmement" de la commission des affaires étrangères,
de la sécurité et de la politique de défense,
- vu l'article 148 de son règlement,
- vu le rapport de la commission des affaires étrangères,
de la sécurité et de la politique de défense et l'avis
de la commission de l'environnement, de la santé publique et de
la protection des consommateurs (A4-0005/99);
A. constatant que la fin de la guerre froide a profondément
modifié la situation géopolitique sur le plan de la sécurité
et que, dans le domaine militaire, la détente a conduit à
un désarmement général et, en particulier, à
une limitation des armements nucléaires, ce qui a entraîné
une réduction notable des budgets de défense,
B. considérant qu'en dépit de ce bouleversement
total de la situation géostratégique depuis la fin de la
guerre froide, le risque d'une atteinte désastreuse à l'intégrité
et à la durabilité de l'environnement global n'a pas sensiblement
diminué, tant sur le plan des tirs d'armes nucléaires accidentels
ou non autorisés que sur celui de l'utilisation licite d'armes nucléaires
dans la crainte infondée d'une attaque imminente,
C. considérant qu'il serait possible de limiter
considérablement ce risque en très peu de temps si tous les
États possédant un arsenal nucléaire mettaient en
oeuvre rapidement les six mesures prévues par le rapport de la Commission
de Canberra, en particulier s'ils retiraient toutes les armes nucléaires
du dispositif d'alerte rouge et transféraient progressivement toutes
les armes dans la réserve stratégique,
D. considérant que l'article VI du traité
de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de 1968 invite
toutes les parties signataires à s'engager à "continuer à
négocier de bonne foi ... un traité sur un désarmement
général et complet" et notant que les principes et les objectifs
adoptés lors de la Conférence de 1995 sur la non-prolifération
des armes nucléaires réaffirmaient que l'objectif ultime
du traité était l'abolition complète des armes nucléaires,
E. notant que les menaces sur l'environnement, l'affluence
de réfugiés, les conflits ethniques, le terrorisme et le
crime international constituent de nouvelles menaces très graves
contre la sécurité et que la faculté de gérer
différentes formes de conflit prend de l'importance à mesure
que se modifie le contexte de la sécurité,
F. constatant que l'exploitation outrancière
des ressources de la planète est responsable de la fréquence
accrue à laquelle surviennent les catastrophes naturelles et environnementales,
notant que des problèmes écologiques locaux et régionaux
de cette nature peuvent avoir des incidences considérables sur les
relations internationales et déplorant que les États membres
n'en aient pas davantage tenu compte dans la mise en oeuvre de leur politique
étrangère, de sécurité et de défense,
G. considérant que, dans le monde, les conflits
se déroulent essentiellement à un niveau intraétatique
plutôt qu'à un niveau interétatique et que, lorsqu'éclatent
des conflits interétatiques, ces derniers concernent de plus en
plus l'accès aux ressources vitales ou leur disponibilité,
en particulier l'eau, la nourriture et les combustibles,
H. considérant que l'accès à
ces ressources naturelles vitales et leur disponibilité sont étroitement
liés à la détérioration et à la pollution
de l'environnement, en ce qui concerne la cause aussi bien que l'effet,
et que la prévention des conflits doit donc de plus en plus être
axée sur ces questions,
I. considérant que l'ensemble de ces facteurs,
qui affectent avant tout les populations les plus pauvres et les plus vulnérables
de la terre, favorisent de plus en plus l'apparition de réfugiés
dits "environnementaux", ce qui fait naître une pression directe
sur les politiques de l'immigration et de la justice de l'Union européenne
(UE), sur l'aide au développement et sur les ressources affectées
à l'aide humanitaire, tout en accroissant indirectement les problèmes
de sécurité de l'UE du fait de l'existence de foyers d'instabilité
régionale dans d'autres parties du monde,
J. considérant que, selon les résultats
d'une recherche internationale détaillée menée à
bien et publiée par le Climate Institute de Washington, le nombre
de "réfugiés environnementaux" dépasse maintenant
celui des "réfugiés traditionnels" (25 millions contre 22
millions) et devrait doubler d'ici 2010, voire davantage dans la pire des
hypothèses,
K. considérant que, depuis la fin de la guerre
froide, bien que le contexte idéologique qui prédominait
auparavant ait largement disparu de la gestion des questions globales et
que cette dernière dépende beaucoup moins de la question
de l'équilibre militaire, il n'en reste pas moins que cette situation
devrait encore se refléter dans le système de gestion globale
des Nations unies en mettant l'accent sur la cohérence et l'efficacité
des éléments à la fois militaires et non militaires
de la politique de sécurité,
L. considérant néanmoins qu'une part
croissante des travaux des Nations unies dans le domaine des questions
de politique et de sécurité globale est essentiellement d'ordre
non militaire et porte avant tout sur les relations entre le commerce,
l'aide, l'environnement et un développement durable,
M. constatant qu'il y a lieu de mobiliser d'urgence
des ressources appropriées afin de relever les défis environnementaux
et notant que les ressources disponibles en matière de protection
de l'environnement sont très limitées, ce qui implique une
nouvelle conception de l'utilisation des ressources déjà
existantes,
N. notant que les forces armées ont une opportunité
unique et une capacité énorme de soutenir les efforts du
secteur civil en vue de maîtriser les problèmes environnementaux
accrus à mesure que les ressources militaires sont libérées,
O. constatant que les ressources militaires relèvent
du domaine national, alors que les défis environnementaux ont un
caractère global et que, dès lors, il y a lieu de poser les
jalons d'une coopération internationale en matière de transfert
et d'utilisation des ressources militaires à la fin de protéger
l'environnement,
P. considérant que les coûts à
court terme de la protection de l'environnement doivent être évalués
par rapport aux coûts à long terme de l'inertie dans ce domaine
et constatant que s'affirme la nécessité de procéder
à une analyse du rapport coût-efficacité de différentes
stratégies environnementales,
Q. constatant qu'il ne sera pas possible de réaliser
l'objectif commun de l'assainissement des écosystèmes endommagés
de la planète sans veiller à l'exploitation équitable
des ressources mondiales; qu'il est nécessaire de faciliter la coopération
technique internationale et de promouvoir le transfert de technologies
militaires appropriées,
R. considérant que la recherche militaire
porte actuellement sur la manipulation de l'environnement
à des fins militaires, et ce en dépit des conventions
existantes; c'est le cas, par exemple, du système HAARP basé
en Alaska,
S. considérant que la crainte générale
d'un déclin écologique et d'une crise environnementale doit
inciter les États à fixer des priorités dans leur
processus de décision et encourager les nations à réagir
conjointement et efficacement à l'égard des catastrophes
environnementales;
1. invite la Commission à présenter
au Conseil et au Parlement une stratégie commune telle que prévue
dans le traité d'Amsterdam qui, d'ici 2000 à 2010, établisse
les liens entre les aspects de la politique de l'UE liés à
la politique étrangère et de sécurité commune
(PESC) et ses politiques dans les domaines du commerce, de l'aide, du développement
et de l'environnement au plan international, de manière à
aborder les questions suivantes et à examiner leur interaction:
a) la production agricole et alimentaire et la détérioration
de l'environnement,
b) la pénurie d'eau et l'approvisionnement transfrontalier
en eau,
c) la déforestation et le rétablissement des puits
de carbone,
d) le chômage, le sous-emploi et la pauvreté absolue,
e) le développement durable et les changements climatiques,
f) la déforestation, la désertification et la croissance
démographique,
g) l'interaction entre l'ensemble des facteurs
susmentionnés et le réchauffement de la planète, de
même que l'impact de phénomènes climatiques de plus
en plus extrêmes sur l'homme et l'environnement;
2. constate que les actions environnementales
préventives représentent un instrument important sur le plan
de la politique de sécurité; invite, par conséquent,
les États membres à introduire des objectifs environnementaux
et sanitaires dans leurs évaluations, leur recherche militaire et
leurs plans d'action à long terme dans les domaines de la défense
et de la sécurité;
3. reconnaît le rôle important
que joue l'armée dans la société démocratique
et ses tâches pour la défense du territoire, de même
que le fait que des initiatives visant à garantir et à rétablir
la paix peuvent dans une large mesure contribuer à éviter
les préjudices environnementaux;
4. fait observer que
les essais nucléaires atmosphériques et souterrains comportent
des retombées radioactives qui ont entraîné la dispersion
d'énormes quantités de césium 137 radioactif, de strontium
90 et d'autres isotopes cancérigènes sur l'ensemble
de la planète, et qu'ils ont été terriblement
préjudiciables à l'environnement et à la santé
dans les zones d'essai;
5. demande au Conseil et à la Commission,
considérant que plusieurs régions du monde sont menacées
par le stockage et l'immersion incontrôlés, dangereux et inappropriés
de sous-marins et de bâtiments de surface nucléaires, avec
leur combustible nucléaire et leurs réacteurs nucléaires
fissurés, de prendre des initiatives vu qu'il est hautement probable
que de vastes régions pourraient être rapidement contaminées
par les radiations qui s'en dégagent;
6. demande également que soit résolu
le problème des armes chimiques et conventionnelles immergées
à de multiples endroits dans les mers européennes après
les deux guerres mondiales, l'immersion étant une solution de facilité
pour se débarrasser de ces stocks; constate que personne ne sait
à ce jour quelle peut en être l'incidence sur l'environnement
à long terme, notamment sur les poissons et la vie balnéaire;
7. invite le Conseil et la Commission à
apporter leur contribution au règlement du problème causé
par la guerre qui continue de ravager des régions entières
d'Afrique, où les structures sociales et agricoles ont été
détruites et où un désastre environnemental frappe
à présent les terres du fait de la désertification
résultant de la déforestation et de l'érosion;
8. demande à l'armée de mettre
un terme aux activités qui contribuent à la détérioration
de l'environnement et de la santé, et de prendre toute mesure qui
s'impose afin de nettoyer et d'assainir les zones polluées;
S'agissant de l'affectation de ressources militaires à
des fins environnementales,
9. considère que les ressources disponibles
pour assainir et sauver l'environnement ravagé sont insuffisantes
pour relever les défis écologiques globaux; demande en conséquence
que les États membres s'engagent à affecter des ressources
militaires à la protection de l'environnement par le biais de:
a) l'évaluation des ressources militaires
pouvant être mises à la disposition des Nations unies à
titre provisoire, à long terme ou en cas de besoin, en tant qu'instrument
de coopération internationale dans le cas de désastres ou
de crises écologiques,
b) la mise sur pied de programmes de protection
internationaux et européens utilisant du personnel, des équipements
et des installations militaires mises à leur disposition au titre
du partenariat pour la paix en cas de situation de crise environnementale,
c) l'introduction des objectifs du développement
durable respectueux de l'environnement dans leur concept de sécurité,
d) la garantie que les forces armées respectent
les règles environnementales établies et que les dégâts
antérieurs causés par celles-ci à l'environnement
seront réparés,
e) l'introduction de considérations environnementales
dans leurs programmes militaires de recherche et de développement;
10. au regard de l'expérience concrète
lacunaire dans ce domaine, prie instamment la Commission:
a) de promouvoir l'échange d'informations
concernant l'expérience acquise sur le plan national dans le domaine
de l'affectation de ressources militaires à la protection de l'environnement,
b) de faciliter, dans le cadre des Nations unies,
la diffusion globale de données environnementales, en ce compris
celles fournies par leurs satellites militaires ou obtenues par le biais
d'autres plates-formes de collecte d'informations;
11. invite les États membres à
appliquer la législation environnementale en vigueur pour la société
civile à l'ensemble de l'activité militaire et à assumer
la responsabilité et le coût de l'examen et de l'assainissement
des zones endommagées du fait d'activités militaires antérieures,
de manière à pouvoir les réaffecter à des fins
civiles; une telle démarche revêt une importance particulière
pour les vastes entrepôts de munitions chimiques et conventionnelles
le long des côtes de l'UE;
12. invite l'ensemble des États membres
à fixer des objectifs environnementaux et sanitaires ainsi que des
plans d'action visant à améliorer les mesures de protection
de l'environnement et de la santé prises par leurs forces armées
respectives;
13. prie instamment les gouvernements des
États membres d'améliorer progressivement la protection de
l'environnement dans le secteur militaire par le biais de la formation,
du développement technique et d'une initiation fondamentale de l'ensemble
du personnel des forces armées et de tous les appelés à
la connaissance de l'environnement;
14. considère que les stratégies
environnementales devraient comporter le contrôle de l'environnement
de la terre, l'évaluation des données collectées,
la coordination des activités scientifiques, la diffusion de l'information
et l'exploitation des données pertinentes fournies par les systèmes
d'observation et de contrôle nationaux afin d'établir un bilan
continu et exhaustif de l'état de l'environnement;
15. souligne que la réduction drastique
des dépenses militaires peut conduire à d'importantes crises
au plan régional et invite de ce fait les États membres à
accroître leurs efforts de conversion de la production et de la technologie
militaires en faveur de produits et d'applications civiles grâce
à des programmes nationaux et à des initiatives communautaires
comme le programme KONVER;
16. souligne l'importance d'un renforcement
des activités environnementales préventives afin de pouvoir
lutter contre les catastrophes environnementales et naturelles;
17. invite le Conseil à accroître
ses efforts pour que les États-Unis, la Russie, l'Inde et la Chine
signent l'accord conclu à Ottawa en 1997 sur l'interdiction des
mines anti-personnel;
18. considère que l'UE devrait renforcer
ses mesures de soutien aux victimes de mines terrestres et encourager le
développement de techniques de déminage; est d'avis que le
développement desdites techniques doit être accéléré;
19. prie instamment les États membres
de développer des technologies de destruction d'armes compatibles
avec l'environnement;
20. souligne qu'une des menaces environnementales
les plus graves qui existent à proximité de l'UE est le manque
de contrôle des déchets de l'industrie nucléaire et
des stocks d'armes biologiques et chimiques, de même que l'absence
de mesures d'assainissement à l'issue d'activités militaires;
souligne qu'il importe que les États membres oeuvrent en faveur
d'un renforcement de la coopération internationale, par exemple
dans le cadre des Nations unies ou du Partenariat pour la paix, de manière
à ce que ces armes soient détruites d'une manière
aussi compatible que possible avec la protection de l'environnement;
21. est d'avis que toutes les négociations
futures sur la limitation et l'abolition éventuelle des armements
nucléaires devront tendre à la réduction mutuelle
et équilibrée des stocks d'armes;
22. estime, compte tenu de la situation particulièrement
difficile des pays de l'ancienne Union soviétique, que la menace
que la détérioration de l'état des armes et des matériaux
nucléaires encore détenus par ces pays représente
pour l'environnement aux niveaux tant mondial que local rend encore plus
urgente la conclusion d'un accord sur la poursuite de l'élimination
progressive des armes nucléaires;
S'agissant des aspects juridiques des activités
militaires
23. demande à l'Union européenne
de faire en sorte que les nouvelles techniques d'armes dites non-létales
et le développement de nouvelles stratégies d'armements soient
également couverts et régis par des conventions internationales;
24. considère
que le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Project), en
raison de son impact général sur l'environnement, est un
problème d'une portée mondiale et demande que ses implications
juridiques, écologiques et éthiques soient examinées
par un organe international indépendant avant la poursuite des travaux
de recherche et la réalisation d'essais; déplore que le gouvernement
des États-Unis ait à maintes reprises refusé d'envoyer
un représentant pour apporter un témoignage sur les risques
que comporte pour l'environnement et la population le projet HAARP financé
actuellement en Alaska, durant l'audition publique ou à l'occasion
d'une réunion subséquente de sa commission compétente;
25. demande à l'organe chargé
de l'évaluation des choix scientifiques et techniques (STOA) d'accepter
d'examiner
les preuves scientifiques et techniques fournies par tous les résultats
existants de la recherche sur le programme HAARP aux fins d'évaluer
la nature et l'ampleur exactes du danger que HAARP représente
pour l'environnement local et mondial et pour la santé publique
en général;
26. invite la Commission à examiner les incidences
éventuelles sur l"environnement et la santé publique du programme
HAARP pour l"Europe arctique et à lui faire rapport sur le résultat
de ses investigations;
27. demande que soit établi un accord international
visant à interdire à l'échelle mondiale tout développement
et déploiement d"armes qui pourraient ouvrir la porte à
toute forme de manipulation de l'homme;
28. demande au Conseil et à la Commission
d'oeuvrer à la conclusion de traités internationaux visant
à protéger l'environnement contre des destructions inutiles
en cas de conflit;
29. demande au Conseil et à la Commission
de veiller à ce que les incidences environnementales des activités
des forces armées en temps de paix soient également soumises
à des normes internationales;
30. demande au Conseil de prendre une part active à
la mise en oeuvre des propositions de la Commission de Canberra et de l'article
VI du TNP;
31. invite le Conseil et les gouvernements
britannique et français en particulier, à prendre la tête
dans le contexte du TNP et de la conférence sur le désarmement
en ce qui concerne la poursuite de négociations en vue d'une application
intégrale des engagements pris quant à la réduction
des armes nucléaires et à un désarmement aussi rapide
que possible, de façon à atteindre un niveau où, provisoirement,
le stock global des armes encore existantes ne constitue plus une menace
pour l'intégrité et la durabilité de l'environnement
mondial;
32. invite le Conseil, la Commission et les
gouvernements des États membres à défendre la position
adoptée dans la présente résolution à l'occasion
de toutes les prochaines réunions des Nations unies placées
sous les auspices du TNP ou en rapport avec celui-ci, et de la Conférence
sur le désarmement;
33. invite le Conseil et la Commission, conformément
à l'article J.7 du traité sur l'Union européenne,
à lui faire rapport sur la position exprimée par l'Union
concernant les points spécifiques contenus dans la présente
résolution, au cours des prochaines réunions des Nations
unies, de ses agences et de ses organes, en particulier celles de la commission
préparatoire du TNP de 1999, de la conférence sur le désarmement
et de tous les autres forums internationaux compétents;
º
º º
34. charge son Président de transmettre
la présente résolution au Conseil, à la Commission,
aux gouvernements des États membres de l'Union européenne
et aux Nations unies.
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